<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Contrastes</title><link>http://contrastes.canalblog.com/</link><description>Rain &amp; sun : contrastes anamorphes</description><language>fr</language><lastBuildDate>Mon, 09 Nov 2009 03:02:41 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Bonne conscience</title><dc:creator>beinglight</dc:creator><link>http://contrastes.canalblog.com/archives/2009/05/02/13583250.html</link><comments>http://contrastes.canalblog.com/archives/2009/05/02/13583250.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://contrastes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/13583250/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://contrastes.canalblog.com/archives/2009/05/02/13583250.html</guid><description>&lt;p&gt;L&apos;&#xe9;volution de la morale humaine est le fruit de la conscience.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;N&apos;a-t-on jamais &#xe9;prouv&#xe9; comme un sentiment de bonne conscience en donnant une pi&#xe8;ce &#xe0; quelqu&apos;un qui mendie sur un trottoir ? Exprimer la moindre &#xe9;motion en le voyant sur une grille d&apos;a&#xe9;ration dans la rue qu&#xea;tant non seulement un peu de chaleur physique mais parfois, un peu de chaleur humaine, un regard, une reconnaissance, un semblant d&apos;existence?&lt;br /&gt;L&apos;amour d&apos;autrui. On a toujours le sentiment de faire une bonne action, un peu comme si la journ&#xe9;e se passerait mieux parce qu&apos;on a &#xe9;t&#xe9; bon aujourd&apos;hui, on a fait le bien. &lt;br /&gt;N&apos;y aurait-il pas derri&#xe8;re cela quelque chose de beaucoup moins pur, de moins politiquement ou civiquement correct, l&apos;instant de d&#xe9;tenir un certain pouvoir de sup&#xe9;riorit&#xe9; vers celui qui est en bas, &#xe0; terre, dans le caniveau, alors que moi, je suis debout, je marche, je cours vers un r&#xe9;seau social construit, vers &quot;mes&quot; habitudes, vers &quot;mon&quot; bureau, vers &quot;mes&quot; coll&#xe8;gues, vers &quot;mon&quot; univers.&lt;br /&gt;N&apos;est-ce pas aussi pour se donner encore une fois bonne conscience de bien penser pour une fois, et pour tenter d&apos;annuler toutes les autres actions qui n&apos;ont rien de glorieuses, qui p&#xe8;sent sur nos consciences, qui rongent nos ambitions et qui nous rappellent que le temps passe et parfois, use, beaucoup plus vite qu&apos;on ne veuille bien en avoir conscience, uniquement quand on se d&#xe9;clare &#xe0; l&apos;entourage dans une phrase type du style :&quot;je suis fatigu&#xe9;&quot;. Je suis fatigu&#xe9; de quoi ? Du temps ? De l&apos;&#xe2;ge ? De ma conscience ? De mon inconscience ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Il y a toujours remords, regrets, culpabilit&#xe9; &#xe0; un moment donn&#xe9;. Parce qu&apos;on estime qu&apos;on aurait pu faire mieux, diff&#xe9;rent, plus . Ou pas. Pour &#xe9;viter ces poids. Selon les degr&#xe9;s de notre &#xe9;ducation, les valeurs diff&#xe8;rent d&apos;un point &#xe0; l&apos;autre, d&apos;un regard &#xe0; l&apos;autre. Ce qui est mal pour mon voisin peut &#xea;tre bien pour moi. Au contraire, on semble toucher la pl&#xe9;nitude apr&#xe8;s avoir v&#xe9;cu une action de g&#xe9;n&#xe9;rosit&#xe9;, de don, de soi ou d&apos;autre chose, d&apos;&#xe9;coute, de partage. Tout n&apos;est d&#xe9;finitivement que contrastes, entre ce besoin de pl&#xe9;nitude et le sentiment qu&apos;il peut procurer, un souffle de bonheur concentr&#xe9; et &#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;re, qui intervient &#xe0; la pens&#xe9;e d&apos;un doux souvenir, d&apos;un projet tant d&#xe9;sir&#xe9; en pensant que ce sera bien, que ce sera mieux, et une sensation de vide, in&#xe9;vitable, sans pr&#xe9;venir, une torture progressive, &#xe9;volutive, intime ou le d&#xe9;sespoir s&apos;empare de chaque seconde qui donne le m&#xea;me souffle &#xe0; une vie qui avance.&lt;br /&gt;L&apos;homme sera toujours partag&#xe9; par l&apos;instinct du bien et du mal, de la puret&#xe9; et du vice, les pulsions humaines sont ainsi faites pour que les douleurs rejaillissent &#xe9;pisodiquement peut-&#xea;tre pour qu&apos;ensuite, on puisse savourer le suc d&apos;un bonheur furtif ou p&#xe9;renne, selon qu&apos;on veuille le cultiver ou pas.&lt;br /&gt;Il y a tellement d&apos;&#xe9;l&#xe9;ments &#xe0; accepter, il y a tant de combats pour avancer, o&#xf9; se faire sa place n&apos;est rien sans prendre en compte notre propre conscience, tellement conditionn&#xe9; par notre inconscient. Et jour apr&#xe8;s jour, nous tentons de garder notre morale afin de nous donner bonne conscience.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le bonheur n&apos;existe pas, si l&apos;on n&apos;en a pas la conscience claire.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 02 May 2009 00:08:36 GMT</pubDate></item><item><title>La fin d&apos;une p&#xe9;riode</title><dc:creator>beinglight</dc:creator><link>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/12/31/11922048.html</link><comments>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/12/31/11922048.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://contrastes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11922048/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/12/31/11922048.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&amp;quot;Le plus difficile quand on est c&#xe9;libataire, ce n&apos;est pas d&apos;&#xea;tre seul, c&apos;est de vivre avec ses histoires pass&#xe9;es.&lt;br /&gt;Les plus grands moments qui nous polluent l&apos;existence sont souvent ceux qu&apos;on laisse cr&#xe9;er dans nos t&#xea;tes.&amp;quot;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Je m&apos;inspire de ces phrases d&apos;un ami &#xe9;crivain. Et j&apos;y r&#xe9;fl&#xe9;chis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question est aussi de savoir si un des r&#xf4;les du pass&#xe9; est de nous former pour mieux nous &#xe9;panouir ensuite ? Il y a certainement du vrai l&#xe0; dedans m&#xea;me si &#xe7;a ne fait pas tout.&lt;br /&gt;J&apos;ai longtemps v&#xe9;cu avec les d&#xe9;mons du pass&#xe9;, ils m&apos;ont poursuivi, parfois, je me surprends &#xe0; les croiser encore. Mais j&apos;esp&#xe8;re les bannir totalement de mon esprit, de mes souvenirs. Je me suis longuement ferm&#xe9; au monde par peur de l&apos;&#xe9;chec. Sur un plan affectif j&apos;entends, celui qui touche les sentiments, les &#xe9;motions, le sinc&#xe8;re, le pur. Et comme je suis exigeant avec moi-m&#xea;me, je cherche l&apos;id&#xe9;al, la perfection.&lt;br /&gt;Longtemps j&apos;ai pens&#xe9; que je ne pourrais me sentir bien qu&apos;accompagn&#xe9; affectivement. Comme tout le monde, le besoin de se voir dans les yeux de l&apos;Autre, que j&apos;existe pour lui. J&apos;avais peur que ce soit utopique, je pense que c&apos;est r&#xe9;alisable. Et comme dans tout &#xe9;change, j&apos;ai besoin de son esprit, de son cœur, de son corps, de son regard, de ses attentions. Pour pouvoir faire la m&#xea;me chose en retour. Il n&apos;y a &#xe9;change que dans la r&#xe9;ciprocit&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis j&apos;ai d&#xe9;couvert avec ce temps que lorsqu&apos;on d&#xe9;couvre une personne, il n&apos;est pas toujours bon d&apos;avoir peur de ses sentiments, de l&apos;autre et de soi sinon c&apos;est l&apos;impasse. Une fois ses craintes cibl&#xe9;es, &#xea;tre acteur sans &#xea;tre com&#xe9;dien, agir, vraiment. Et profiter de chaque jour qui passe, ensemble. Car tout peut sembler beaucoup plus facile quand on est deux. Nous ne sommes pas intemporels, c&apos;est une r&#xe9;alit&#xe9;.&lt;br /&gt;Oser aimer finalement pour &#xea;tre aim&#xe9;. Le plus difficile dans une vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans quelques heures, symboliquement, une ann&#xe9;e passe. Pour laisser place &#xe0; une nouvelle avec ses nouvelles r&#xe9;solutions comme s&apos;il &#xe9;tait profitable d&apos;avoir un motif, un moteur, une b&#xe9;quille pour se projeter dans de nouveaux projets. Profitons-en.&lt;br /&gt;2008 aura &#xe9;t&#xe9; l&apos;ann&#xe9;e de toutes les pr&#xe9;parations pour changer de vie, un avenir diff&#xe9;rent. 2009 devra &#xea;tre de la concr&#xe9;tisation de mes envies, de mes projets pass&#xe9;s, parfois enterr&#xe9;s puis repris. L&apos;ann&#xe9;e de tous les bonheurs, pour moi, pour que je sois bien et que je puisse faire ce qu&apos;il m&apos;est important, &#xea;tre heureux pour les autres, pour qu&apos;eux-m&#xea;mes puissent l&apos;&#xea;tre. Quoi de plus beau que d&apos;aider les autres &#xe0; &#xea;tre heureux, tout simplement. C&apos;est mon vœu.&lt;br /&gt;Voici donc les derniers mots de cette ann&#xe9;e.&lt;br /&gt;Et que les douleurs disparaissent avec ce temps qui passe.&lt;br /&gt;Car le meilleur reste &#xe0; venir maintenant.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 31 Dec 2008 18:04:30 GMT</pubDate></item><item><title>Papier froiss&#xe9;</title><dc:creator>beinglight</dc:creator><link>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/12/11/11705875.html</link><comments>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/12/11/11705875.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://contrastes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11705875/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/12/11/11705875.html</guid><description>&lt;p&gt;Dis moi, si c&apos;&#xe9;tait pour me d&#xe9;chirer ... tu peux me dire pourquoi tu es venu vers moi l&#xe0; ? Tu m&apos;accuses de sortir des grands discours! Tu m&apos;accuses! Tu m&apos;agresses ! Tu me fais la morale ?! Mais c&apos;est du pur d&#xe9;lire! &lt;br /&gt;Tu sais, je m&apos;en fous de ces communaut&#xe9;s de merde, surtout &#xe0; Paris, o&#xf9; personne ne respecte personne. Ici plus qu&apos;ailleurs, c&apos;est la porte ouverte &#xe0; toute d&#xe9;rive. Et apr&#xe8;s, on re&#xe7;oit des discours comme le tien, pensant d&#xe9;tenir SA v&#xe9;rit&#xe9; et bien dans sa t&#xea;te. &lt;br /&gt;On les rencontre sur les sites dits &quot;d&apos;utilit&#xe9; sociale&quot;, des sites de cul pour la plupart, m&#xea;me facebook parfois !&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Au d&#xe9;part, c&apos;est genre pour se rapprocher, pour favoriser le contact, la communication, l&apos;&#xe9;change, la relation, la proximit&#xe9; mais tout ce que &#xe7;a cr&#xe9;e par la d&#xe9;rive de l&apos;utilisation machiav&#xe9;lique de l&apos;Homme, c&apos;est au contraire d&apos;&#xe9;riger des barri&#xe8;res suppl&#xe9;mentaires, des garde-fous pour prot&#xe9;ger son intimit&#xe9;, cette m&#xea;me intimit&#xe9; qu&apos;on n&apos;h&#xe9;site pas &#xe0; d&#xe9;voiler au monde entier. Vive cette &#xe9;rection alors! Je veux bien en dire sur moi, c&apos;est facile, c&apos;est pas cher et &#xe7;a peut rapporter gros et d&#xe8;s que j&apos;en ai marre, derri&#xe8;re mon &#xe9;cran de contr&#xf4;le, je clique sur &quot;terminer&quot;, sur &quot;cette personne vous dit qu&apos;elle n&apos;est pas du tout int&#xe9;ress&#xe9;e&quot; ! No way!&lt;br /&gt;Et c&apos;est &#xe7;a le site d&apos;utilit&#xe9; sociale, celui de d&#xe9;montrer &#xe0; ceux qui sont un peu seuls que de toutes fa&#xe7;ons, ils le resteront et aux autres, parce qu&apos;ils ont une belle gueule, un beau verbe ou une belle queue, qu&apos;ils ont la main d&apos;un coup de t&#xea;te-balayette-manchette pour cliquer sur le bouton &quot;stop-eject&quot;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et tout &#xe7;a me fatigue, me saoule apr&#xe8;s m&apos;avoir enivr&#xe9;. Une communaut&#xe9; ? Impersonnelle, irrespectueuse, consommatrice voire consum&#xe9;riste car il n&apos;est jamais trop prudent de s&apos;allier pour se prot&#xe9;ger. Au pays des cons, il y a toujours des &#xe9;rudits et des chefs.&lt;br /&gt;Et pendant ce temps, moi, j&apos;&#xe9;cris, je traine, je regarde le temps passer. L&apos;eau part de mon corps, l&apos;air devient sec, les poils perdent de leur couleur. Pour ne pas le voir, on les coupe.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Alors je continue de prendre une feuille de papier, bien blanche, pour laquelle j&apos;aurais choisi la plus belle plume, celle avec laquelle je me sens le plus &#xe0; l&apos;aise pour coucher quelques mots en d&#xe9;sordre, sans logique, par fil.&lt;br /&gt;Jusqu&apos;au jour o&#xf9; moi aussi, je verrai que ce papier finira comme la peau de mon visage, us&#xe9;e par les &#xe9;l&#xe9;ments du temps, froiss&#xe9;.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 11 Dec 2008 08:21:00 GMT</pubDate></item><item><title>Pens&#xe9;es automnales</title><dc:creator>beinglight</dc:creator><link>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/12/02/11598444.html</link><comments>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/12/02/11598444.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://contrastes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11598444/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/12/02/11598444.html</guid><description>&lt;p&gt;Il est temps maintenant que je change cette existence, cela devient urgent.&lt;br /&gt;Je m&apos;interroge toujours sur l&apos;utilit&#xe9; de l&apos;&#xe9;criture publique, cette fa&#xe7;on de vouloir parler de sa vie au monde, pour laisser une trace dirons certains, pour formaliser des pens&#xe9;es penserons d&apos;autres, pour exorciser une douleur esp&#xe9;rerons les derniers.&lt;br /&gt;J&apos;aime &#xe9;crire. Ou j&apos;aime les mots. Mais certaines fois, tout se bouscule et donne des m&#xe9;langes peu esth&#xe9;tiques. Du coup,&#xe7;a devient imbuvable,indigeste. Un peu sans queue ni t&#xea;te.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je crois que le r&#xe9;el besoin me concernant est uniquement de coucher sur l&apos;&#xe9;cran une succession de lettres qui forment des mots, des id&#xe9;es, mes pens&#xe9;es, mes ressentis, que je ne relis presque jamais, que je ne corrige pas. Autant que cela reste le plus spontan&#xe9; possible, c&apos;est ce qui fait l&apos;int&#xe9;r&#xea;t e cette &#xe9;criture. Et si jamais j&apos;ai envie de relire cela plus tard, cela me rappelle un &#xe9;tat de pens&#xe9;e pass&#xe9;. Et rien de plus.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais en attendant, j&apos;aimerais bien changer ma vie.&lt;br /&gt;Vraiment.&lt;br /&gt;Esp&#xe9;rons.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 02 Dec 2008 12:15:18 GMT</pubDate></item><item><title>Inspiration</title><dc:creator>beinglight</dc:creator><link>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/11/29/11564415.html</link><comments>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/11/29/11564415.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://contrastes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11564415/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/11/29/11564415.html</guid><description>&lt;p&gt;Je n&apos;aime pas l&apos;hiver. Il fait froid, le vent glacial souffle sur mon visage, mes muscles se raidissent, je me contracte.&lt;br /&gt;Je n&apos;aime pas avoir froid.&lt;br /&gt;Un samedi soir. Seul. Envie de rien.&lt;br /&gt;Je repense alors au temps. Toujours. Encore. Je me projette dans l&apos;avenir mais je ne vois pas tr&#xe8;s bien, &#xe9;videmment, je ne suis pas voyant.&lt;br /&gt;Alors je tente de profiter du pr&#xe9;sent, en relativisant, en me disant que je suis au chaud et que l&apos;avenir m&apos;appartient si j&apos;ai envie de le gouverner.&lt;br /&gt;Je pensais &#xea;tre un humaniste, croire en l&apos;homme, en sa valeur, en ses richesses. Je suis tellement d&#xe9;&#xe7;u.&lt;br /&gt;J&apos;ai toujours essay&#xe9; d&apos;avancer en respectant l&apos;autre. Si le conflit arrive, je me retranche, je pr&#xe9;f&#xe8;re. Et si des choix sont faits, alors je me dois de les respecter, c&apos;est dans ma nature. IL va &#xea;tre difficile maintenant de faire autrement.&lt;br /&gt;Mais je suis tellement d&#xe9;&#xe7;u. Et triste aussi.&lt;br /&gt;Je sais que j&apos;ai fait beaucoup de mal, par mon comportement, par mon attitude, par mes envies, par mes d&#xe9;rives. Tout ne peut pas &#xea;tre si facile que cela.&lt;br /&gt;Et je sens bien que l&apos;&#xe9;criture tout de suite est pauvre, sans relief, noire et banale. Le r&#xe9;sum&#xe9; d&apos;une vie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cela fait des ann&#xe9;es maintenant que j&apos;&#xe9;cris sur cette page. Pour quoi faire ? Laisser une trace ? Pour qui ? Pour quoi ?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et c&apos;est tellement facile de se plaindre et de se lamenter et je ne supporte tellement pas &#xe7;a. Et pourtant.&lt;br /&gt;J&apos;aurais envie de crier ce soir, tr&#xe8;s fort, que tout cela me fatigue. Que la solitude que j&apos;ai cr&#xe9;&#xe9;e m&apos;&#xe9;puise, me r&#xe9;duit, abr&#xe8;ge mes jours et finira par gagner. Je ne crois pas avoir m&#xe9;rit&#xe9; cela. C&apos;est pourtant un fait.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;J&apos;aimerais toucher les &#xe9;toiles et voir le soleil.&lt;br /&gt;Tout simplement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sat, 29 Nov 2008 20:51:15 GMT</pubDate></item><item><title>Ode fun&#xe8;bre</title><dc:creator>beinglight</dc:creator><link>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/11/27/11564289.html</link><comments>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/11/27/11564289.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://contrastes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/11564289/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/11/27/11564289.html</guid><description>&lt;p&gt;Il y a quelques temps, j&apos;ai perdu un &#xea;tre cher, ma grand-m&#xe8;re.&lt;br /&gt;Mon p&#xe8;re m&apos;a alors demand&#xe9; d&apos;&#xe9;crire quelque chose et de le dire, dans l&apos;&#xe9;glise, en hommage, au nom de toute la famille.&lt;br /&gt;Dans la nuit, j&apos;ai &#xe9;crit le texte qui suit. J&apos;ai &#xe9;t&#xe9; &#xe9;mu. J&apos;ai souri parfois.&lt;br /&gt;Le texte a &#xe9;t&#xe9; dit lors de la c&#xe9;r&#xe9;monie, je n&apos;ai pas flanch&#xe9;. M&#xea;me si j&apos;ai failli. En fait, je lui ai parl&#xe9; avec cette intime conviction qu&apos;un jour, nous nous retrouverons, le plus tard possible j&apos;esp&#xe8;re.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&quot;Je voulais signifier ces derni&#xe8;res pens&#xe9;es furtives, pour une derni&#xe8;re fois puisque nos chemins dans quelques temps, n&apos;auront plus &#xe0; se croiser ici, une fois que ton nom sera bien plus qu’un souvenir nouveau puis ancien, que nos appels n’aboutiront plus et que nos id&#xe9;es se seront noy&#xe9;es dans la m&#xe9;lancolie d’une nuit noire, silencieuse et profonde, comme un sommeil involontaire. &lt;br /&gt;Tu te sens alors d&#xe9;finitivement lib&#xe9;r&#xe9; d&apos;un poids que tu ne veux plus, que tu ne peux plus g&#xe9;rer. La vie cesse.&lt;br /&gt;Ta vie a cess&#xe9; mais quelque chose se passe aujourd’hui, chacun de nous le sent, le ressent. Rien ne sera plus comme avant.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je voulais simplement &#xe9;crire qu&apos;au plus profond de moi, de mon &#xe2;me et de mon cœur, quoi que nous nous soyons dits, quoique nous ayons fait, tous, avec tous les d&#xe9;fauts que l’on peut avoir, et toutes les qualit&#xe9;s aussi, qui ne peuvent faire qu&apos;un seul toi, ou qu’un seul moi, mais pas qu’un seul nous, chacun garde son souvenir aussi pur, aussi fort et aussi intense, pour l&apos;ensemble de ta vie. &lt;br /&gt;Je suis parfaitement conscient du temps qui passe, je sais aussi qu&apos;il ne me sera jamais possible de revivre ce que j&apos;ai v&#xe9;cu. Et tu sais aussi qu’il ne sera plus possible de revivre ce que tu as v&#xe9;cu.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Les choses, les &#xe9;v&#xe9;nements pouvaient te sembler parfois difficiles &#xe0; comprendre ou &#xe0; atteindre pour un &#xea;tre &#xe0; la fois simple et complexe. Le chemin continuait &#xe0; se tracer au fil d’un temps que tu ne ma&#xee;trisais pas mais qu’il te plaisait de parcourir, par ses chaos, ses lignes droites, ses murs. Le tout &#xe9;tait donc d’essayer de poursuivre un chemin avec le plus de plaisir possible et avec des &#xe9;v&#xe9;nements qui feraient que, &#xe0; la fin de ce p&#xe9;riple, il serait bon de dire : &#xab; c’&#xe9;tait bon, c’&#xe9;tait bien ! &#xbb;. Sur ce chemin, il existait des nœuds un peu comme des carrefours, sur lesquels il pouvait t’arriver de t’arr&#xea;ter ou de croiser d’autres &#xe2;mes, d’autres corps, d’autres objets aussi, mais toujours avec un int&#xe9;r&#xea;t &#xe0; chaque fois particulier. Tu &#xe9;tais toujours en qu&#xea;te de cet instant particulier, ce qui pourrait t’&#xe9;tonner, avec ton caract&#xe8;re, te surprendre ou te prendre, dans le respect, toujours et encore, de l’autre, &#xe2;me vivante ou objet sans vie. Les diff&#xe9;rents plaisirs qui pouvaient s’offrir &#xe0; toi devaient &#xea;tre consid&#xe9;r&#xe9;s comme des moments privil&#xe9;gi&#xe9;s, pour une personne grandissant, dans la pl&#xe9;nitude et le bonheur d’une vie somme toute tumultueuse mais &#xf4; combien riche et intense.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Comme le roseau, les vents t’ont &#xe9;t&#xe9; moins redoutables que ceux qui pouvaient souffler sur un ch&#xea;ne. Tu plis mais ne rompts pas. Tu avais jusqu’ici contre leurs coups redoutables, r&#xe9;sist&#xe9; sans courber le dos.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ce dernier jour o&#xf9; je t’ai vu , avant que je ne te quitte, nous n’&#xe9;tions plus que tous les deux, je voulais te dire quelque chose au creux de ton oreille.&lt;br /&gt;Je voulais te dire que je t’aimais, et je le dis ici aujourd’hui pour ceux qui n’ont pas pu te le formuler mais qui le pensent.&lt;br /&gt;J’ai repris ta main une derni&#xe8;re fois, et tu me l’as serr&#xe9;e tr&#xe8;s fort.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et tes yeux se sont accroch&#xe9;s &#xe0; mon regard. Un peu comme si tu avais le vertige et que tu perdais l’&#xe9;quilibre, l’&#xe9;quilibre d’une vie longue et charg&#xe9;e d’&#xe9;motions, de joie, de tristesse, de douleurs, de peine, de rire, de futilit&#xe9;, de simplicit&#xe9;, de richesses humaines, d’amour.&lt;br /&gt;Tu as v&#xe9;cu avec rien. Et tu as donn&#xe9;, beaucoup.&lt;br /&gt;Nous n’avons dit mots pendant quelques instants puis tu m’as dit : &#xab; j’ai peur &#xbb;&lt;br /&gt;Je t’ai fix&#xe9;, j’ai approch&#xe9; ma bouche contre ton oreille, j’ai serr&#xe9; ta main et je t’ai dit : &#xab; n’aies pas peur, ce qui t’attend est beau, tu le m&#xe9;rites, et on t’aime, je t’aime. &#xbb;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je t’ai embrass&#xe9; et ton regard m’a suivi. Tu m’as souri, tu as lev&#xe9; ta main pour me faire un signe d’au-revoir. C’&#xe9;tait un adieu. Et je l’ai compris.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Voil&#xe0;. Une page se tourne. &lt;br /&gt;L’inspiration s’est &#xe9;vanouie et laisse place &#xe0; une autre vie.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Si le v&#xe9;ritable chagrin se porte en silence, le v&#xe9;ritable bonheur ne doit se supporter en souffrance.&lt;br /&gt;Il nous manquera toujours quelque chose pour que l’&#xe9;quilibre soit parfait. A force de trop vouloir, on perd tout. Et ainsi, les &#xe9;v&#xe9;nements s’encha&#xee;nent et on s’interroge ou pas sur le fil d’un chemin qu’on souhaite ma&#xee;triser au mieux, &#xe0; d&#xe9;faut d’en subir les tourments chaotiques ou les plaisirs enivrants.&lt;br /&gt;Tu as toujours voulu que tes enfants, que ta famille, que tes amis soient ensemble, s’accordent, se respectent, s’aiment. Que nous soyons ensemble.&lt;br /&gt;Et bien, regarde, nous sommes l&#xe0;. Et c’est toi qui nous regardes aujourd’hui.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lorsque nous serons vieux&lt;br /&gt;Et qu’ils seront partis&lt;br /&gt;Assis au coin du feu&lt;br /&gt;A &#xe9;couter la pluie&lt;br /&gt;Nous nous rappellerons&lt;br /&gt;Des moments de la vie&lt;br /&gt;Qui nous r&#xe9;chaufferons&lt;br /&gt;En &#xe9;coutant la pluie&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Dans ta petite maison&lt;br /&gt;Isol&#xe9;s dans les bois&lt;br /&gt;Nous nous r&#xe9;chaufferons&lt;br /&gt;Nous n’aurons jamais froid&lt;br /&gt;Nous nous rappellerons&lt;br /&gt;Ecoutant les gr&#xea;lons&lt;br /&gt;De l’automne des bois&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous parlerons des fois&lt;br /&gt;En &#xe9;coutant la pluie&lt;br /&gt;Nous nous tairons parfois&lt;br /&gt;Laissant battre la vie&lt;br /&gt;Mais pourquoi j’avais peur&lt;br /&gt;D’un avenir lointain&lt;br /&gt;Et de toutes ses heures&lt;br /&gt;O&#xf9; je prenais ta main&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Lorsque j’&#xe9;tais moins vieux&lt;br /&gt;En &#xe9;coutant la pluie&lt;br /&gt;J’imaginais souvent&lt;br /&gt;Allong&#xe9; dans mon lit&lt;br /&gt;En &#xe9;coutant le vent&lt;br /&gt;Balayant mon esprit&lt;br /&gt;Des souvenirs heureux&lt;br /&gt;De l’enfant endormi&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Et je r&#xea;vais souvent&lt;br /&gt;Alors qu’on serait deux&lt;br /&gt;Toi et moi dans le vent&lt;br /&gt;De la vie bienheureux&lt;br /&gt;Mais toi tu es parti&lt;br /&gt;Me laissant sous la pluie&lt;br /&gt;De chagrins et d’ennui&lt;br /&gt;Qui fait mal &#xe0; ma vie&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je n’imaginais pas&lt;br /&gt;Qu’un jour je serai vieux&lt;br /&gt;Que je serai sans toi&lt;br /&gt;Assis au coin du feu&lt;br /&gt;En &#xe9;coutant la pluie&lt;br /&gt;En ayant moins d’envie&lt;br /&gt;L’enfant s’est endormi&lt;br /&gt;Et fait mal &#xe0; ma vie&lt;/p&gt;&lt;p&gt;C’est si difficile de vivre quelquefois, la mort nous semble d’une douceur infinie, un grand repos, une douce qui&#xe9;tude, le vide, le n&#xe9;ant et puis plus rien.&lt;br /&gt;Entre la vie et la mort, il n’y a qu’un pas, entre la tristesse et le bonheur, il y a une route infinie. &lt;br /&gt;Que tu puisses trouver ailleurs ce que tu n’as pu trouver ici.&lt;br /&gt;Nous resterons avec toi comme tu resteras avec nous, car si le corps n’est plus, l’&#xe2;me, elle, reste.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je finirais sur les paroles d’une des chansons que tu pouvais chanter, apr&#xe8;s &#xab; Mignonne, ma mignonne, vœux-tu venir avec moi … &#xbb;, tu aimais ceci :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;La marchande &#xe9;mue, doucement lui dit,&lt;br /&gt;&quot;Emporte-les je te les donne&quot;&lt;br /&gt;Elle l&apos;embrassa et l&apos;enfant partit,&lt;br /&gt;Tout rayonnant qu&apos;on le pardonne&lt;br /&gt;Puis &#xe0; l&apos;h&#xf4;pital il vint en courant,&lt;br /&gt;Pour offrir les fleurs &#xe0; sa m&#xe8;re&lt;br /&gt;Mais en le voyant, une infirmi&#xe8;re,&lt;br /&gt;Tout bas lui dit &quot;Tu n&apos;as plus de maman&quot;&lt;br /&gt;Et le gamin s&apos;agenouillant dit,&lt;br /&gt;Devant le petit lit blanc :&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&quot;C&apos;est aujourd&apos;hui dimanche, tiens ma jolie maman&lt;br /&gt;Voici des roses blanches, toi qui les aimais tant&lt;br /&gt;Et quand tu t&apos;en iras, au grand jardin l&#xe0;-bas&lt;br /&gt;Toutes ces roses blanches, tu les emporteras&quot;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 27 Nov 2008 20:36:00 GMT</pubDate></item><item><title>Etre et para&#xee;tre</title><dc:creator>beinglight</dc:creator><link>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/05/01/9018206.html</link><comments>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/05/01/9018206.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://contrastes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/9018206/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/05/01/9018206.html</guid><description>&lt;p&gt;Le titre de ce blog a rarement &#xe9;t&#xe9; aussi juste qu&apos;en ce moment, dans les circonstances actuelles.&lt;br /&gt;J&apos;ai toujours admis que les contrastes ne pouvaient que nous aider &#xe0; nous construire, &#xe0; nous &#xe9;lever plus haut encore, que chaque coup &#xe9;tait une nouvelle &#xe9;preuve pour nous renforcer un peu comme les bact&#xe9;ries sont n&#xe9;cessaires &#xe0; notre organisme pour nous prot&#xe9;ger. J&apos;ai toujours &#xe9;t&#xe9; conscient de la profondeur des contrastes pour voir et comprendre les nuances, les reliefs. J&apos;ai un profond sentiment de d&#xe9;calage croissant avec le temps entre l&apos;&#xea;tre et le para&#xee;tre, cette in&#xe9;vitable n&#xe9;cessit&#xe9; de jouer pour &#xe9;viter de s&apos;&#xe9;tourdir, de chavirer, de tanguer et de sombrer. Je joue beaucoup, socialement. Je trouve cette force.Je joue l&apos;acteur. Mais je ne suis pas. Et cela blesse.&lt;br /&gt;Je tente de g&#xe9;rer au mieux mes &#xe9;motions, au fil du temps et avec l&apos;&#xe9;nergie que je peux avoir pour les g&#xe9;rer. Mais je m&apos;&#xe9;tourdis.&lt;br /&gt;J&apos;ai travers&#xe9; Paris cette nuit, il est tard, le contexte de la nuit dans une grande m&#xe9;tropole comme Paris est tellement diff&#xe9;rent de la journ&#xe9;e, le public n&apos;est pas le m&#xea;me, l&apos;alcool &#xe9;tant pr&#xe9;dominant et montrant ainsi une face beaucoup plus sombre et noire que la journ&#xe9;e. Les maux sont l&#xe2;ch&#xe9;s la nuit.&lt;br /&gt;J&apos;ai relev&#xe9; mon col alors que le vent froid cinglait mes joues, je repasse non loin de mon dernier lieu de vie, encore emprunt des odeurs affectives et &#xe0; un coeur qui saigne, malgr&#xe9; lui. Les images que je garde et qui, tel l&apos;oeil de Ca&#xef;n me suivent, sont difficiles &#xe0; appr&#xe9;hender. J&apos;ai beau tent&#xe9; de me faire une raison et de prendre acte, les &#xe9;motions restent encore parfois tr&#xe8;s pr&#xe9;sentes, &#xe0; la fois rassurantes quant &#xe0; ma capacit&#xe9; d&apos;aimer et en m&#xea;me temps d&#xe9;solantes pour leur p&#xe9;rennit&#xe9; avort&#xe9;e. Il est sans doute toujours mieux de tuer le poussin dans l&apos;œuf.&lt;br /&gt;Il me reste encore ce go&#xfb;t amer, alors que presque toutes les conditions sont r&#xe9;unies pour que la construction soit solide. Je suis face &#xe0; ma solitude, comme tant d&apos;autres, celle du cœur, celle de l&apos;&#xe2;me et celle du corps.&lt;br /&gt;Je sais qu&apos;un jour, je l&apos;esp&#xe8;re, le soleil brillera. Il fait encore trop noir ce soir pour le voir, j&apos;attends que le m&#xea;me vent souffle les nuages pour le laisser briller.&lt;br /&gt;&amp;quot;L&apos;apparence n&apos;est rien; c&apos;est au fond du cœur qu&apos;est la plaie&amp;quot;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 01 May 2008 02:11:57 GMT</pubDate></item><item><title>Jeff</title><dc:creator>beinglight</dc:creator><link>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/04/24/8946045.html</link><comments>http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/04/24/8946045.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://contrastes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/8946045/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://contrastes.canalblog.com/archives/2008/04/24/8946045.html</guid><description>&lt;p&gt;Plusieurs mois se sont &#xe9;coul&#xe9;s depuis mon dernier post, j&apos;ai souvent eu l&apos;envie d&apos;&#xe9;crire, remettant toujours au lendemain ce que je pouvais faire le jour-m&#xea;me. J&apos;ai v&#xe9;cu des moments intenses, forts, qui resteront &#xe0; jamais grav&#xe9;s dans ma m&#xe9;moire. Mais je ne parlerai pas ici de ces derniers mois,du moins, dans leur essence. Ce ne sont juste que quelques mots pour introduire mon discours actuel et les mots que je voulais &#xe9;crire ce soir.&lt;br /&gt;Fin d&apos;ann&#xe9;e derni&#xe8;re, alors que j&apos;&#xe9;tais dans un &#xe9;tat d&apos;esprit particulier, enclin &#xe0; une nouvelle rencontre s&#xe9;rieuse avec l&apos;envie de construire, apr&#xe8;s avoir d&#xe9;crit ici le jeu d&apos;un coiffeur, faisant par la m&#xea;me occasion une infid&#xe9;lit&#xe9; ponctuelle &#xe0; mon coiffeur en titre, je commen&#xe7;ais une histoire profonde et passionnelle avec un gar&#xe7;on. Rencontre choc, impr&#xe9;vue, spontan&#xe9;e et tr&#xe8;s belle. Plong&#xe9; dans quelque chose d&apos;irrationnel, je me suis laiss&#xe9; emporter par les vagues, par le feu d&apos;une certaine passion. Lui aussi. J&apos;&#xe9;cris ici &amp;quot;passion&amp;quot;, dans le sens le plus large du terme puisque cette passion s&apos;est &#xe9;vanouie, par lui, il y a environ trois semaines. Nous &#xe9;tions all&#xe9;s tr&#xe8;s loin dans notre &#xe9;change, notre construction. J&apos;avais pris ma vie en main, croyant en l&apos;avenir &#xe0; deux, s&#xfb;r de moi et de mes ressentis, r&#xe9;ceptifs &#xe0; ses requ&#xea;tes et &#xe0; ses nuances. Nous n&apos;avons finalement pas avanc&#xe9; &#xe0; la m&#xea;me vitesse et la c&#xe9;sure a &#xe9;t&#xe9; in&#xe9;vitable, l&#xe0; encore, brutale, violente, douloureuse avec ce go&#xfb;t amer de l&apos;&#xe9;chec, de l&apos;envie d&apos;abandon de soi.&lt;br /&gt;Mais je me suis vite relev&#xe9;, il le fallait, pour moi, pour nous. Pour vivre. Continuer. Avancer.&lt;br /&gt;IL &#xe9;tait encore trop pr&#xe9;sent pour que je puisse m&apos;ouvrir &#xe0; autre chose. J&apos;ai donc repris mes anciennes habitudes, mes besoins de rep&#xe8;res. Dont mon coiffeur, celui m&#xea;me &#xe0; qui j&apos;avais fait une infid&#xe9;lit&#xe9;. Nous correspondions trop bien pour que je puisse trop longtemps m&apos;en &#xe9;loigner. Quelque chose d&apos;irrationnel encore se produisait. Un regard particulier. Un ressenti. Un autre toucher. Ses paroles. Son sourire. Et son regard qui ne me l&#xe2;chait pas quand je m&apos;&#xe9;loignais du salon.&lt;br /&gt;Car il m&apos;avait fait comprendre qu&apos;il esp&#xe9;rait avoir une relation profonde et sinc&#xe8;re, quelque chose d&apos;un peu plus s&#xe9;rieux qu&apos;une histoire &#xe9;ph&#xe9;m&#xe8;re, ce n&apos;&#xe9;tait d&apos;ailleurs pas son genre, plusieurs fois nous en parlions et lui, connaissant ma vie personnelle et mon engagement d&apos;amour, j&apos;&#xe9;tais toujours clair, respectait cette vie, avec puret&#xe9;, effacement et retenue.Mais dans ses d&#xe9;clarations, avec retenue, r&#xe9;serve et suffisamment d&apos;assurance, il me faisait entendre que je serais bien celui avec qui il voulait s&apos;engager, si les choses avaient &#xe9;t&#xe9; diff&#xe9;rentes. Il y avait cette complicit&#xe9; et cette communication non verbale , nul besoin de se dire les mots pour les ressentir.&lt;br /&gt;Quand ma s&#xe9;paration a eu lieu, il l&apos;a su tr&#xe8;s vite. Il &#xe9;tait d&#xe9;sol&#xe9;. Il semblait vraiment l&apos;&#xea;tre. Spontan&#xe9;ment il m&apos;a propos&#xe9; de l&apos;appeler, vite, pour qu&apos;on parle, qu&apos;on avance, que sans doute &#xe0; deux, les choses sont plus faciles &#xe0; accepter et pourquoi pas, l&apos;avenir peut &#xea;tre beaucoup plus beau encore.&lt;br /&gt;Je l&apos;ai crois&#xe9; la semaine derni&#xe8;re, il est sorti dans la rue pour me saluer, toujours sa main sur mon &#xe9;paule et sa bouche un plus longuement pos&#xe9;e sur ma joue, comme un signe de proximit&#xe9; particulier, de complicit&#xe9;. Perturb&#xe9; par mon pr&#xe9;sent &#xe0; vivre, je lui dis que &amp;quot;oui&amp;quot;, je l&apos;appellerai. J&apos;en avais aussi besoin. Je lui indique &#xe9;galement qu&apos;il faut qu&apos;il reprenne ma t&#xea;te en main, je me trouvais si moche. Il sourit, me prend le bras et me rassure en disant que je disais n&apos;importe quoi mais qu&apos;il m&apos;attendait, sourire aux l&#xe8;vres, regard profond. Mais j&apos;ai repouss&#xe9;. J&apos;ai d&#xfb; encore dig&#xe9;rer mon pr&#xe9;sent pour me sentir compl&#xe8;tement dispos&#xe9; et par peur d&apos;un nouvel &#xe9;chec, je ne voulais rien pr&#xe9;cipiter, il le savait. Il respectait.&lt;br /&gt;Depuis quelques jours, je pensais qu&apos;il &#xe9;tait en vacances, il n&apos;&#xe9;tait pas l&#xe0; quand je passais devant le salon et pourtant il fallait qu&apos;il me refasse ma t&#xea;te, j&apos;en &#xe9;prouvais le besoin. Et j&apos;avais aussi envie, besoin, de le revoir, pour que nous puissions &#xe9;changer &#xe0; nouveau.&lt;br /&gt;J&apos;ai appel&#xe9; le salon ce matin pour prendre rendez-vous ce soir. On me dit au t&#xe9;l&#xe9;phone qu&apos;il ne serait pas l&#xe0; ce soir. Et on me propose un autre coiffeur. Dont acte, je ne peux pas attendre. Je ne me sentais pas tr&#xe8;s bien, sans raison apparente, un pressentiment.&lt;br /&gt;Un de ses coll&#xe8;gues qui me connait, vient vers moi et m&apos;annonce.&lt;br /&gt;Jeff est mort, son corps est enterr&#xe9; aujourd&apos;hui m&#xea;me. Il est mort la semaine derni&#xe8;re, le lendemain apr&#xe8;s l&apos;avoir vu. Rupture d&apos;an&#xe9;vrisme. &lt;br /&gt;Je ne r&#xe9;ponds pas. Mon cœur ne comprend pas. Mon corps ne r&#xe9;agit pas tout de suite, encaissant un nouveau choc. Puis je comprends.&lt;br /&gt;Un livre d&apos;or est pos&#xe9; sur une table. Sa photo est discr&#xe8;tement pos&#xe9;e &#xe0; l&apos;endroit o&#xf9; il coiffait. Ses coll&#xe8;gues sont adorables avec moi. Je me fixe dans le miroir et je vois ses yeux &#xe0; plusieurs moments. Puis ils disparaissent perdues dans les nu&#xe9;es de mes larmes qui coulent enfin. Et j&apos;en veux &#xe0; un moment &#xe0; la vie. Injuste. Je me demande pourquoi?&lt;br /&gt;Samedi dernier, je disais &#xe0; un de mes meilleurs amis que j&apos;avais le pressentiment que la mort rodait autour de moi et que j&apos;allais apprendre des mauvaises nouvelles. Quelques jours plus tard, j&apos;apprenais la disparition de la grand-m&#xe8;re de mon meilleur ami, effondr&#xe9;, terrass&#xe9; par cette perte. Je sais &#xe0; quel point il l&apos;aimait. Je la connaissais pas procuration. Cette nouvelle m&apos;a attrist&#xe9; parce qu&apos;elle touchait un de mes proches.&lt;br /&gt;Et aujourd&apos;hui, on enterrait Jeff.&lt;br /&gt;Mais je suis toujours l&#xe0;, spectateur et dans la douleur.&lt;br /&gt;Je pense &#xe0; toi ce soir. Le silence de ta perte crie mon chagrin. Ton &#xe2;me est belle, qu&apos;elle repose en Paix.&lt;br /&gt;A jamais.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Thu, 24 Apr 2008 20:27:00 GMT</pubDate></item><item><title>Au bout du chemin</title><dc:creator>beinglight</dc:creator><link>http://contrastes.canalblog.com/archives/2007/10/24/6654033.html</link><comments>http://contrastes.canalblog.com/archives/2007/10/24/6654033.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://contrastes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6654033/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://contrastes.canalblog.com/archives/2007/10/24/6654033.html</guid><description>&lt;p style=&quot;text-align: right;&quot;&gt;&lt;a target=&quot;_blank&quot; href=&quot;http://storage.canalblog.com/60/23/203583/18370928.jpg&quot;&gt;&lt;img width=&quot;450&quot; height=&quot;301&quot; border=&quot;0&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/60/23/203583/18370928_p.jpg&quot; alt=&quot;DSC02951_1&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Wed, 24 Oct 2007 18:13:00 GMT</pubDate></item><item><title>La vie des autres</title><dc:creator>beinglight</dc:creator><link>http://contrastes.canalblog.com/archives/2007/10/23/6645478.html</link><comments>http://contrastes.canalblog.com/archives/2007/10/23/6645478.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://contrastes.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6645478/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://contrastes.canalblog.com/archives/2007/10/23/6645478.html</guid><description>&lt;p&gt;Chacun peut remarquer qu&apos;il n&apos;est pas toujours facile de s&apos;&#xe9;chapper de son quotidien, de tenter de braver le risque, de respirer avec un souffle diff&#xe9;rent pour sentir autre chose. La vie n&apos;a d&apos;ordinaire que son ordinaire et nous sommes vite prisonniers de notre propre existence et de son contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&apos;&#xe9;tait en tout cas les constats que j&apos;ai pu faire ces derniers jours, avec le sentiment amer qu&apos;il est difficile de redonner un souffle agr&#xe9;able &#xe0; une vie qu&apos;on veut pourtant stable et p&#xe9;renne. Mais heureusement, tout n&apos;est pas qu&apos;immobilisme et perte de go&#xfb;t, ce serait bien triste et des petites situations peuvent avoir lieu de-ci de-l&#xe0; pour redonner du piment aux heures qui passent. Celles v&#xe9;cues ce soir en sont la preuve vivante.&lt;br /&gt;Il y a environ trois semaines, j&apos;ai voulu changer de salon de coiffure, je ne suis pas tr&#xe8;s fid&#xe8;le avec mes coiffeurs, &#xe7;a me lasse vite. Habitu&#xe9; &#xe0; fr&#xe9;quenter les salons plut&#xf4;t gays et branchouilles, j&apos;ai voulu pour une fois me retrancher vers un salon plus h&#xe9;t&#xe9;ro, m&#xea;me si cela peut paraitre contradictoire (clich&#xe9;). Un des coiffeurs m&apos;a donc pris en charge la derni&#xe8;re fois et j&apos;avoue que le courant est pass&#xe9; plut&#xf4;t bien et vite, avec une certaine aisance sans d&#xe9;plaire mon c&#xf4;t&#xe9; social. &lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tr&#xe8;s vite, nous avons pu discuter de nos vies respectives, j&apos;&#xe9;tais bien chez le coiffeur et il arrive tr&#xe8;s vite que les confidences personnelles se d&#xe9;voilent sans tabou (ou presque). Il est vrai que nous ne connaissions pas mais quelque chose passait, nous plaisantions, il me racontait des anectodes avec des clients et moi j&apos;&#xe9;coutais, tant&#xf4;t avec un commentaire, tant&#xf4;t avec seulement un petit sourire complice tentant de d&#xe9;montrer que j&apos;entendais ce qu&apos;il me disait. En&amp;nbsp; fin communicant que je suis (sic), j&apos;ai appris que les silences valent souvent mieux que la parole, le langage verbal &#xe9;tant un art difficile &#xe0; maitriser. Lors d&apos;une de la conversation, il comprit que je pr&#xe9;f&#xe9;rais quand m&#xea;me les gar&#xe7;ons mais tint &#xe0; me poser la question directe :&amp;quot;homo&amp;quot;? Oui. Les choses &#xe9;taient claires et d&#xe9;finies pour moi. &lt;br /&gt;Lui m&apos;avoua &#xe0; son tour qu&apos;il &#xe9;tait ... h&#xe9;t&#xe9;ro, mari&#xe9; avec des enfants. Bref, une vie classique. &lt;br /&gt;Et &#xe9;videmment, le caract&#xe8;re inaccessible commen&#xe7;a &#xe0; attiser ma curiosit&#xe9;, mon fantasme. Tout homo qui se respecte aurait eu les m&#xea;mes pens&#xe9;es que moi. Ah oui, j&apos;oubliais un point essentiel. Mon coiffeur est &#xe0; tomber! C&apos;est une bombe. Il a des yeux verts &#xe0; faire chavirer la Calypso, un sourire laissant deviner une bouche magnifique, des fossettes lui conf&#xe9;rant un visage candide avec la certitude de la maturit&#xe9;. Un passage fut assez difficile quand il m&apos;avoua que pour lui, tous les h&#xe9;t&#xe9;ros sont un peu homos mais qu&apos;ils n&apos;osent pas se l&apos;avouer parce qu&apos;il faut faire mec. Que lui est amoureux de sa femme mais qu&apos;il ne dit pas qu&apos;un jour, il ne sera pas tent&#xe9; m&#xea;me si la question ne se posait pas du tout actuellement. Je trouvais son analyse tr&#xe8;s intelligente et bien s&#xfb;r accomodante. Mais le 6&#xe8; sens que nous pouvons d&#xe9;velopper parfois me confirmait qu&apos;il &#xe9;tait &#xe0; 100% h&#xe9;t&#xe9;ro mais s&#xe9;ducteur et joueur, son besoin de plaire &#xe9;tait pr&#xe9;sent et il ne s&apos;en cachait pas trop. Je restais sous le charme en lui disant ... &#xe0; plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, pour en revenir &#xe0; notre derni&#xe8;re aventure, j&apos;ai retrouv&#xe9; mon charmeur ce soir. Encore plus beau. Mais bien que je le trouve beau, mon esprit n&apos;est pas dispos&#xe9; en ce moment &#xe0; avoir envie d&apos;un autre gar&#xe7;on.Convaincu comme je le pensais d&#xe9;j&#xe0; depuis notre premi&#xe8;re entrevue de sa sexualit&#xe9; et de ses moeurs, je vois toujours en lui le gar&#xe7;on aimant jouer un double-jeu tout en pr&#xe9;f&#xe9;rant clairement les femmes. C&apos;est une &#xe9;vidence. Mais en m&#xea;me temps, il y a une certaine ambivalence qu&apos;il tend &#xe0; d&#xe9;velopper mais pour quelle raison ? &lt;br /&gt;Quel est son but ai-je pens&#xe9; &#xe0; un moment? D&apos;autant que certaines attaques m&apos;ont un peu plus surprises, et pourtant, je ne suis pas du genre &#xe0; me laisser destabiliser par la s&#xe9;duction. Entre gays, c&apos;est souvent tr&#xe8;s clair m&#xea;me quand &#xe7;a ne veut pas l&apos;&#xea;tre. Mais l&#xe0;, j&apos;avoue que je suis plut&#xf4;t sur un terrain que je ne connais pas bien. Car certaines remarques m&apos;ont fait ... tanguer, doucement mais quand m&#xea;me. &lt;br /&gt;Que puis-je penser quand il me d&#xe9;clare que je suis un super beau mec (selon ses propres termes) et moi r&#xe9;pondant que &amp;quot;non, aps du tout&amp;quot; car tr&#xe8;s honn&#xea;tement c&apos;est vraiment ce que je pense et lui rench&#xe9;rissant que si, et en plus avec cette petite m&#xe8;che grise, c&apos;est encore plus s&#xe9;duisant! Boum, au moins, il a remarqu&#xe9; que j&apos;avais quelques cheveux gris (pour ne pas dire blancs). Je n&apos;ai pu que, pour une fois g&#xea;n&#xe9;, r&#xe9;pondre que lui &#xe9;tait un beau mec, vraiment. Je l&apos;ai alors senti g&#xea;n&#xe9; mais touch&#xe9;. Il me demande alors si c&apos;est vrai et moi ne pouvant que confirmer car une fois de plus c&apos;est vraiment ce que je pense. Je lui dis avec une toute franchise que ses yeux sont &#xe0; mourir et que son sourire hyper charmeur mais que je sais qu&apos;il le sait. Il semble &#xe0; nouveau un peu g&#xea;n&#xe9; mais j&apos;ai l&apos;impression touch&#xe9;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&apos;autres situations m&apos;ont fait r&#xe9;fl&#xe9;chir (un peu) ou plut&#xf4;t m&apos;interroger. Quand il n&apos;entendait pas trop ce que je disais, il s&apos;approche de moi, la t&#xea;te au niveau de la mienne, une proximit&#xe9; particuli&#xe8;re a eu lieu en quelques secondes. Et je suis s&#xfb;r que ce n&apos;&#xe9;tait pas au hasard. Je pense avoir senti &#xe0; plusieurs reprises une volont&#xe9; de s&#xe9;duction et de charmer tr&#xe8;s pr&#xe9;sente, notamment au moment il devait me regarder en face mais pas dans le miroir, pour donner un coup d&apos;oeil &#xe0; sa coupe. Il me tourne la t&#xea;te vers lui et fixe ... mes cheveux. Et moi ... ses yeux. Il le sent. Me fixe une seconde, peut-&#xea;tre deux, sourit et me dis ... &amp;quot;arr&#xea;te de me regarder comme &#xe7;a, je vais craquer&amp;quot;. Plus tard, il me dit encore que je suis vraiment un super beau mec (mais pourquoi insiste-t-il autant ?) et que pour lui, rien ne vaut une relation avec quelqu&apos;un d&apos;un peu plus &#xe2;g&#xe9;, avec de l&apos;exp&#xe9;rience. M&#xea;me si cela aurait pu me mettre un coup (au sens figur&#xe9;), je pris cette remarque comme un point plut&#xf4;t positif.&lt;br /&gt;Enfin, et alors que cette coupe &#xe9;tait presque termin&#xe9;e, il me dit doucement pas loin de mon oreille pour que les autres clients n&apos;entendent pas : &amp;quot;arr&#xea;te, tu vas me faire avoir un orgasme&amp;quot; ... wawww!! &lt;br /&gt;Sachant que quelques minutes plus t&#xf4;t, il se lan&#xe7;ait dans une approche un peu plus triviale mais qui m&apos;interpellait quand m&#xea;me :&amp;quot; je vais le dire sans doute un peu vulgairement mais je suis s&#xfb;r que toi, t&apos;es un super bon coup&amp;quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#xe0;, je crois que tout est dit. J&apos;avoue qu&apos;en repassant la bobine &#xe0; l&apos;envers, je me demande s&apos;il ne m&apos;a pas un peu dragu&#xe9; et cela faisait longtemps en tout que je ne l&apos;avais v&#xe9;cu ainsi. Dire que ce n&apos;est pas agr&#xe9;able serait bien &#xe9;videmment mentir mais ce qui me d&#xe9;stabilise, c&apos;est que cette s&#xe9;duction est toute nouvelle pour moi,ce n&apos;est pas une s&#xe9;duction d&apos;homo, pas du tout. Il semble vouloir faire comme avec une femme, enfin, je crois. Sachant que nous sommes tous les deux des gar&#xe7;ons. Je pense qu&apos;il va falloir que je laisse tout cela d&#xe9;canter mais bon, je pense que je n&apos;aurais pas d&#xfb; les faire couper aussi courts ces cheveux, je vais devoir attendre plus longtemps sauf si je fais comme il l&apos;a dit &#xe0; un moment, de passer comme &#xe7;a pour me raconter une partie de ma vie. Mais &#xe7;a je n&apos;oserai jamais.&lt;br /&gt;Ah l&#xe0; l&#xe0;, quand je disais que l&apos;ordinaire ne l&apos;est pas toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je ne sais toujours pas ce qu&apos;il veut vraiment m&#xea;me si quand on dit &#xe0; quelqu&apos;un &amp;quot;tu n&apos;peux m&#xea;me pas imaginer ce que je fais avec ma bouche&amp;quot;, dans la bouche d&apos;un homo, &#xe7;a parle mais de lui ? Franchement, et toutes les dindes vont penser que je joue les na&#xef;fs alors que je jure que je n&apos;ai pas encore compris et que selon moi, il ne fait que se prouver qu&apos;il peut s&#xe9;duire, m&#xea;me un homo. Un jeu.Voil&#xe0;.Un jeu.&lt;br /&gt;Alors ...jouons!&lt;/p&gt;</description><pubDate>Tue, 23 Oct 2007 21:59:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>