Contrastes

Rain & sun : contrastes anamorphes

01 mai 2008

Etre et paraître

Le titre de ce blog a rarement été aussi juste qu'en ce moment, dans les circonstances actuelles.
J'ai toujours admis que les contrastes ne pouvaient que nous aider à nous construire, à nous élever plus haut encore, que chaque coup était une nouvelle épreuve pour nous renforcer un peu comme les bactéries sont nécessaires à notre organisme pour nous protéger. J'ai toujours été conscient de la profondeur des contrastes pour voir et comprendre les nuances, les reliefs. J'ai un profond sentiment de décalage croissant avec le temps entre l'être et le paraître, cette inévitable nécessité de jouer pour éviter de s'étourdir, de chavirer, de tanguer et de sombrer. Je joue beaucoup, socialement. Je trouve cette force.Je joue l'acteur. Mais je ne suis pas. Et cela blesse.
Je tente de gérer au mieux mes émotions, au fil du temps et avec l'énergie que je peux avoir pour les gérer. Mais je m'étourdis.
J'ai traversé Paris cette nuit, il est tard, le contexte de la nuit dans une grande métropole comme Paris est tellement différent de la journée, le public n'est pas le même, l'alcool étant prédominant et montrant ainsi une face beaucoup plus sombre et noire que la journée. Les maux sont lâchés la nuit.
J'ai relevé mon col alors que le vent froid cinglait mes joues, je repasse non loin de mon dernier lieu de vie, encore emprunt des odeurs affectives et à un coeur qui saigne, malgré lui. Les images que je garde et qui, tel l'oeil de Caïn me suivent, sont difficiles à appréhender. J'ai beau tenté de me faire une raison et de prendre acte, les émotions restent encore parfois très présentes, à la fois rassurantes quant à ma capacité d'aimer et en même temps désolantes pour leur pérennité avortée. Il est sans doute toujours mieux de tuer le poussin dans l'œuf.
Il me reste encore ce goût amer, alors que presque toutes les conditions sont réunies pour que la construction soit solide. Je suis face à ma solitude, comme tant d'autres, celle du cœur, celle de l'âme et celle du corps.
Je sais qu'un jour, je l'espère, le soleil brillera. Il fait encore trop noir ce soir pour le voir, j'attends que le même vent souffle les nuages pour le laisser briller.
"L'apparence n'est rien; c'est au fond du cœur qu'est la plaie"

Posté par beinglight à 04:11 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Wouh!

wouah...pourquoi tu ne m'as jamais rien dit de tout ca?

Posté par aurélien, 25 octobre 2008 à 19:29

Parce que le véritable chagrin se porte en silence Orel ...

Posté par franck, 25 octobre 2008 à 20:10

Poster un commentaire







Rétroliens

URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=203583&pid=9018206

Liens vers des weblogs qui référencent ce message :