Contrastes

Rain & sun : contrastes anamorphes

26 août 2007

On a toujours besoin d'une épaule

Jamais cette expression a eu autant de sens pour moi. Les différents sens employés peuvent lui donner toute sa valeur, plus précisément, bloqué avec cette articulation enflée qui m'empêche de jouir pleinement de mes mouvements, je me rends compte qu'on n'a jamais tant besoin d'une épaule.
Bon il est vrai qu'en cette journée un peu particulière en référence avec l'histoire personnelle de ma vie, je fais le point sur ce vers quoi j'aspirerai si jamais je n'étais pas si compliqué et si exigeant avec moi-même. C'est donc deux épaules qu'il me faudrait.
Témoignages d'amour ou d'amitié ont fait sonner mon téléphone, pour marquer le temps de la naissance, quand je relis les posts des années précédentes, je prends conscience de la joie d'une telle journée. Elle se fera seule, comme presque chaque année, mes amis ne sont pas là, chacun ses occupations, mais notre culture nous oblige à marquer cette occasion, je déteste, ça me rend triste, je vais aller me préparer et si je peux bouger avec cette épaule, je vais aller marcher, je ne peux pas prendre mon scooter, impossible de le conduire, pourtant, il fait soleil.
Il y a 36 ans, dans environ une heure, j'arrivais. J'imagine dans quel état était maman, la délivrance approchant avec l'angoisse de se dire qu'il sera lui aussi mort ou ne supportera l'agression du monde extérieur. Tout cela doit avoir une signification.  3 ans plus tôt, mon frère était mort et mes parents déchirés, jurant de ne pas reprendre le risque d'une nouvelle tragédie. Et pourtant je suis arrivé.
Gilles aurait eu 33 ans, nous aurions été trois avec mon grand frère. Moi le dernier et heureux de pouvoir jouer, échanger et me confier. Je repense souvent à ce petit corps sans vie, mon portrait selon mes parents, quel choc ont-ils eu en me voyant arriver, image de Gilles. Mais vivant.
Il n'existe pas de vie idéale, il y a des douleurs, des bonheurs et parfois des envies d'aller plus loin.
Cette journée sera une journée comme les autres.

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25 août 2007

Plaisirs décalés

Je me suis dit que comme ce n'était pas l'époque, j'avais bien envie de faire profiter de ce morceau, a cappella, bien sûr, mes préférés à plusieurs voix, j'ai noté la pureté des timbres et la richesse des basses. Un moment de calme et de sérénité dans un univers parfois cahotique, et comme mon épaule me fait toujours mal, ça me repose.
Dans moins de quelques heures, changement d'unité. Je me demande dans quel état était maman il y a plusieurs années, je ne les compterai pas ici. Angoissée, je le pense, je ne sais plus si j'ai raconté les détails de ma gestation et dans quel contexte je suis venu au monde. Ce qui est sûr, c'est que ce fut douloureux, avant car pendant, il semble que ce se soit fait sans trop de peine, et puis, c'était déjà parfait que je sois vivant, moi. Pas comme mon frère qui était venu trois ans avant. Parfois, il me manque.
On verra demain.


free music

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23 août 2007

Usure temporelle

Le contraste est toujours saisissant entre l'envie ou le besoin d'écrire ce qu'on vit la journée et le vide qu'on rencontre une fois connecté devant cette page, pas facile de mettre de l'ordre dans ses idées.
Inutile d'aller chercher très loin quand on n'a simplement qu'à raconter sa vie.
Autant faut-il la penser intéressante pour cela.
Que dire ? Que je ne suis pas allé travailler aujourd'hui,demain non plus. C'est rare. Très rare. J'ai l'épaule complètement bloquée, une bursite d'après le médecin (j'avais en fait compris "durcite", la douleur est telle que j'en aurais pleuré, impossible de trouver la position qui ne fait pas mal, idem couché, pour me brosser les dents, super rude. Bref, tout cela pour dire que je sens le temps qui avance, qui m'use et qui m'atteint. Dans quelques jours, ce sera une année de plus, je déteste les passages obligés, tout comme je déteste les fêtes de fin d'année, ça m'angoisse déjà, à l'idée de me retrouver tout seul, parce que je n'ai rien à partager avec ma famille originelle, c'est un fait. C'est dommage, sans doute, c'est triste, c'est sûr.
Du coup, je ressens de plus en plus ma solitude, affective j'entends. Je fais souvent le bilan mais bof, c'est un peu chiant. Du coup, je m'étourdis dans des rencontres sans fond, pour ne pas rester seul, je tombe amoureux 4h, 4 jours mais pas 4 semaines, encore moins 4 mois. Mais je suis libre, et c'est un luxe, une richesse.
Enfin, jusqu'à quand? La vie professionnelle devient précaire, difficile, usante. Passer des journées à jouer un rôle, se battre, toujours. Que d'énergie il faut.
Bon promis, la prochaine fois, je parle de cul, c'est beaucoup plus drôle;même si c'est beaucoup moins profond. Mais en attendant, je ne peux plus taper sur ce clavier, pas facile sans bouger le bras.
Demain, ça ira mieux

Posté par beinglight à 22:42 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 août 2007

Pensée d'automne

Est-ce ce temps qui me lasse ou le temps qui passe et me lasse? L'éclairage sombre, la lumière dissoute ou l'usure du temps?
Il y a tant de choses à raconter mais que je garde encore pour moi ce soir.
Demain peut-être ?

Posté par beinglight à 22:15 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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