05 novembre 2006
Avenir
Appellera-t-il?
04 novembre 2006
Instantanées
J'aime le contraste entre les journées et les soirées. Je quitte un plateau effervescent et chaud pour retrouver mon univers personnel, calme et reposant. J'arrive, je me déshabille, je mets un vieux jean's, un vieux Tshirt et un vieux gilet, ces vêtements qu'on ne peut pas montrer mais dans lesquels on se sent tellement bien.
J'ai besoin d'un silence réparateur le soir, de calme, de musique. Et mon esprit ne cesse que rarement de travailler, d'agiter mille et une pensées, je me surprends dans la salle de bain à parler tout seul en prenant la douche du soir. La douche du matin est beaucoup plus physique, il s'agit de tenter par tous les moyens de se réveiller, pas trop le temps de réfléchir, sinon de prendre plaisir à sentir l'eau chaude couler sur son corps, et voir la vapeur montant vers le plafond.
Samedi matin. Je vois le soleil dehors, il a l'air de faire froid, j'aime. Je vais bien me couvrir pour sortir. Je vais alors sentir le froid cingler mon visage, le nez un peu humide, le kleenex jamais trop loin.Je vais marcher dans les rues de Paris, heureux de pouvoir respirer ma liberté, continuant d'observer les gens, écoutant au vol (dans tous les sens du terme) les conversations qui s'approchent de mes oreilles. Et je vais pouvoir regarder l'enfant qui joue, qui crie, qui tient la main de sa maman, sur les épaules de son papa, heureux, insouciant et inconscient de son bonheur, pour l'instant. Un jour peut-être, le remarqera-t-il? Peut-être trop tard.
J'ai tellement envie d'immortaliser tous ces instants, avec un appareil photo, prendre le temps de cadrer ou au contraire, prendre sur l'instant. J'y viendrai un jour.
Tiens, une musique qui me rappelle des souvenirs... j'écoute. Je pars. Pour mieux revenir.
03 novembre 2006
Le voeu
Je n'ai pas revu l'enfant qui m'avait dit bonjour mais je revois son regard, son visage, ses yeux sur moi, bloqué, sans penser à manger le reste du contenu de son assiette sous le regard protecteur et chaud de sa maman. Que l'air semblait pur à ces instants. Mon sourire vers lui se voulait franc. Et puis, quand j'ai quitté la place, il me poursuivait du regard. A travers la vitre, dans la rue, je lui fais un signe de la main, il est encore retourné. A quoi pense-t-il alors ? Sans doute était-il sans doute intrigué parce que quelqu'un répondait à sa demande, le considérer, le reconnaître et lui faire entendre qu'il existe. L'individuation est en marche. Il grandit.
En rentrant chez moi après cette journée, je me suis laissé envahir par des pensées, je n'avais pas grand chose d'autre à faire que de penser et de regarder le public dans la rue. Et puis, soudain, ressentant comme une émotion de paix et de calme, je me suis alors dit que j'avais envie d'attendre la personne qui me ferait aimer la vie pour ce qu'elle est et ce qu'elle m'apporte, sans que jamais je ne ressente encore de douleurs profondes qui s'éternisent en moi, qui me déchirent et qui m'empêchent de goûter les sucs de la vie.
Patient je serai. Aimant j'ai envie d'être. Pure j'ai envie que ma vie soit.
L'entreprise risque d'être longue mais j'ai besoin que ma conscience soit propre et j'ai envie d'aimer et peut-être qu'on m'aime.
